[Tribune] Retrouvez la tribune d’Aurane Reihanian dans le Figaro : la sortie de l’État d’urgence sera criminelle pour la France

Retrouvez la tribune d’Aurane Reihanian, Président du Lab LR, dans le Figaro.

FIGAROVOX/TRIBUNE – La fin de l’état d’urgence est désormais officielle depuis hier. Aurane Reihanian dénonce une décision absurde à l’heure où la France est le pays le plus menacé par le terrorisme.


Aurane Reihanian est doctorant en Droit et président du think tank «Le LaB LR».


Au moment où la France est la cible privilégiée des islamistes, nous décidons de sortir de l’Etat d’urgence.

Notre pays est aujourd’hui le plus meurtri des démocraties occidentales. La France compte plus de 239 morts, un millier de blessés et autant de cortèges de familles brisés. La sortie de l’état d’urgence sera le dernier symbole du désarmement de l’état face à la barbarie islamiste.

Notre civilisation est attaquée, elle doit se défendre. Sa riposte doit être à la hauteur de l’idéal qu’on lui porte. La France porte désormais beaucoup trop de deuils

Cette sortie de l’état d’urgence sera criminelle. Nous laisserons ainsi des imams prêcher la haine de la France à l’ombre de nos mosquées. En supprimant les perquisitions administratives nous laisserons proliférer des armes de guerre sur notre territoire alors que 625 d’entre elles ont été saisies sous l’état d’urgence. En supprimant les assignations à résidence nous laisserons des terroristes en puissance gambader dans nos communes.

Face aux attaques, nos représentants se livreront comme à l’accoutumée à un spectacle émotif. Chrysanthèmes, gerbes, messages Facebook, tweets: ils n’agiront qu’à travers un étalage compassionnel. Ils ne deviendront que de simples gestionnaires des morts.

Or, il faut enfin que la guerre des actes se substitue à la guerre des mots. Nous ne pouvons plus nous embarrasser de scrupules moralisateurs conjugués à des arguties juridiques. Notre civilisation est attaquée, elle doit se défendre. Sa riposte doit être à la hauteur de l’idéal qu’on lui porte. La France porte désormais beaucoup trop de deuils.

Mohamed Merah à Toulouse, les frères Kouachi à Charlie Hebdo, Amedy Coulibaly à l’hyper casher, Sid Ahmed Ghlam à Paris, Yassin Salhi à Saint-Quentin-Fallavier, Ismaël Omar Mostefaï et Samy Amimour au Bataclan, Larossi Abballa à Magnanville, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel à Nice ou plus récemment Karim Cheurfi aux Champs-Elysées, Hamou B à Levallois ou Ahmed Hanachi à Marseille. Ils étaient pour la plupart soit des fichés «S» pour radicalisation soit des étrangers en situation irrégulière.

L’état d’urgence doit alors être maintenu et lourdement renforcé. Nous devons procéder à la rétention administrative des individus fichés «S» pour radicalisation avant qu’ils ne passent à l’acte.

Si un attentat frappe notre pays alors qu’il aurait été déjoué sous le régime de l’état d’urgence, ce gouvernement aura du sang sur les mains.

Les étrangers fichés «S» pour radicalisation doivent être expulsés. Les djihadistes partis sur les théâtres de guerres ne doivent plus pouvoir revenir. Les prêcheurs de haine doivent être expulsés. Les mosquées salafistes doivent être neutralisées. Les prisonniers radicalisés doivent être isolés.

Notre justice doit aussi se réarmer. Un plan Marshall doit être lancé: des places de prisons doivent être créées, les peines planchers doivent être rétablies, les peines d’emprisonnement doivent être exécutées et les crédits de réduction de peine doivent être supprimés.

Ces observations sont destinées à éclairer l’avenir. Rien ne justifie que le gouvernement baisse la garde.

Si un attentat frappe notre pays alors qu’il aurait été déjoué sous le régime de l’état d’urgence, ce gouvernement aura du sang sur les mains.

Ces morts de la barbarie islamistes nous regardent et un jour nous aurons des comptes à leur rendre.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :