Interview d’Aurane Reihanian, Président du LAB LR dans le Point

Retrouvez l’interview d’Aurane Reihanian, Président du LAB LR dans le Point.

 

 

Doctorant en droit, militant actif des Jeunes Républicains, Aurane Reihanian est avant tout un proche collaborateur de Laurent Wauquiez, dont il a été l’attaché parlementaire pendant un an. Il est aujourd’hui son conseiller technique à la présidence de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Au moment où la droite républicaine se cherche une ligne politique et un chef, il est fréquemment cité comme un candidat sérieux à la tête des Jeunes Reps dont l’élection aura lieu peu après le congrès du parti en décembre.

Le Point.fr : En tant que militant des Jeunes Républicains, qu’est-ce qui vous pousse idéologiquement et politiquement à prendre parti pour Laurent Wauquiez ?

Aurane Reihanian : Laurent Wauquiez est le seul capable de redynamiser notre famille politique. Il compte sur les jeunes car il sait que nous sommes les premières victimes de l’idéologie égalitariste de la gauche : plus de bourse au mérite, baisse des APL et tirage au sort pour entrer à l’université. Voilà ce qu’est la « méritocratie » version socialiste qu’applique rigoureusement Emmanuel Macron. La réalité, c’est que Emmanuel Macron, c’est Hollande 2.0. C’est à nous, Jeunes Républicains, de dénoncer cela. Ensuite, Laurent Wauquiez saura rassembler. L’exemple concret est la manière dont il a gagné la région Auvergne-Rhône-Alpes face à la gauche. Il l’a emporté sur les valeurs de notre famille politique tout en rassemblant au-delà de celle-ci.

À ce propos, comment appréhendez-vous les divisions au sein des Jeunes Républicains, avec la mise à pied de la présidente Marie Brenier le 11 juillet dernier pour s’être affiliée aux constructifs ? Quelles conditions préalables devraient être posées à ce « rassemblement » ?

La politique, ce n’est pas un combat de personnes, c’est un combat d’idées. C’est aussi pour cela qu’on a fondé le Lab Républicains (think thank des Jeunes Républicains présidé par Aurane Reihanian ouvert à diverses sensibilités, NDLR). Le congrès de décembre sera une chance pour nous, Jeunes Républicains, de se rassembler autour d’un socle, de valeurs communes. Je vais beaucoup à la rencontre des Jeunes Reps et suis en contact permanent avec nos responsables départementaux qui font un vrai travail de terrain. Ils n’attendent qu’une chose : que le président de notre famille politique redonne enfin la fierté de porter le maillot des Républicains et de constituer une opposition ouverte à Emmanuel Macron.

Avec 9 % des suffrages parmi les 18-24 ans, François Fillon a réalisé un score deux fois plus faible que celui de Marine Le Pen (20 %) et Emmanuel Macron (18 %) : quelles pistes la droite doit-elle envisager pour reconquérir la jeunesse ?

Je suis intimement convaincu que nous pouvons reconquérir les jeunes qui se sont lassés de nous. Marine Le Pen a démontré durant le débat d’entre-deux-tours qu’elle cumule incompétence et caricature. Elle n’est en réalité qu’une machine à conserver la gauche au pouvoir, et demeure minoritaire dans le pays. Elle n’a servi qu’à enfermer l’avenir des jeunes dans un ghetto électoral. On se rend déjà compte que Macron poursuit l’idéologie socialiste. Quand il baisse les APL et applique le tirage au sort à l’entrée à l’université, il brave le mérite sur l’autel de l’égalitarisme. Quand il humilie le chef d’état-major des armées, il insulte l’ensemble des jeunes qui s’engagent pour la patrie. Alors, je suis convaincu que nous regagnerons la confiance des jeunes lorsque nous aurons le courage de nos convictions. Seul Laurent Wauquiez transcende ces aspirations et incarne ces valeurs.

Au-delà de la jeunesse, comment moderniser plus largement un mouvement qui a, comme vous le dites, « manqué son rendez-vous » avec les Français, en particulier les classes moyennes ?

Laurent Wauquiez est l’un des premiers à avoir alerté sur la situation des classes moyennes. C’est un combat qu’il n’a cessé de mener. Notre famille politique doit s’adresser à cette France des territoires, des villes moyennes, des campagnes, des « sans carnet d’adresses ». Réinventer une droite des valeurs, c’est aussi restaurer la valeur travail en l’associant indissociablement au mérite, car c’est la condition d’ouverture à l’ascenseur social.

Serez-vous candidat à la présidence des Jeunes Républicains pour défendre cette droite des valeurs ?

Pardon, mais je ne suis pas certain que la candidature d’un tel ou d’un tel intéresse quelqu’un. Aujourd’hui, tout est à reconstruire. Il y a urgence. L’enjeu est de redonner un nouveau souffle à notre famille politique. C’est de constituer la principale opposition aux dérives d’Emmanuel Macron. C’est de réinventer une droite des idées, des valeurs et surtout des actes.

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